Dans les choux

 

 

Hier encore, quel merveilleux bonheur

Inconscient et fragile, sans doute.

Puis avec facilité, le malheur,

Consistant et solide, s’encroûte.

 

La panse pleine jusqu’à la tumeur,

L’immonde pâtée que je redoute,

Aggrave la famine de mon coeur,

Chapelets de saucisses en voûtes.

 

Pourtant, ce n’est pas la mi-carême,

Et plutôt la Toussaint des « je t’aime »,

Je maraude dans les choux et sans lard.

 

Pas assez clément, noir au teint blême,

Normal que Samain soit sans diadème,

Le chaudron du Dagda est au placard.

 

 

 Cahier / Inédit / Accueil