De l’île

 

 

Amour a déserté pour d’autres rivages,

Laissant sur le carreau mes rêves, de sables.

Heureux qui comme l’hélice fait bon potage,

La soupe mixée est servie à la Table.

 

Sans ambages ni tracas, je suis l’orage,

Capitaine au long cou , à l'hublot d’érable,

Le désespoir ne me fera pas otage,

Bien que les Parques, à huit, en soient capables.

 

Sales garces, catins, vieillardes lubriques !

Qui commandez au Destin à coups de triques.

O grand Poséidon, entends ma prière !

 

En tant qu’Atlante, je suis ton fils unique,

Lâche le Kraken sur leurs juges iniques,

Qu’on me rende ma douce moitié entière.

 

 

 

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