Avec déraison

(petit poème cruel)

 

 

L’oint d’huile était d’un faible secours,

Comme on pouvait déjà s’y attendre,

C’était écrit chérie, et pour toujours,

Le Prince charme ce qu’il veut prendre.

 

Mensonges, tromperies ne sont Amour,

Que n’aie-je souffert à les entendre,

Malgré l’évidence, de tes atours,

C’est à elle qu’il faut, oui, me rendre.

 

A ton tour, tu connaîtras ce dilemme,

L’oubli à la place de soi-même,

Sur la toile, glisse un pet-de-nonne.

 

Choisir entre les larmes, le sperme,

Même sans neurones, super-crème,

Tu n’es, Amour, qu’une pauvre conne.

 

 

 

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