Deuxième continuation (B)

 

 

 

Au volant de ma Subaru*, un pauvre faon j’ai shooté ! Quelle misère ! Passé le « cynisme » de l’époque (non non, la voiture n’a rien), je garde en mémoire son regard désespéré...quelque chose d’un enfant du ghetto de Varsovie, (malgré l’indicible bien sûr).

 

*il s’agit d’une fiction

 

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Hâbleur et sans reproche, j’ai revu première épouse l’autre soir ; en rêve ? Peut-être...Platon met dans la bouche de Socrate, dans son Gorgias, ce vers d’Euripide : « Qui sait si vivre n’est pas mourir et si mourir n’est pas vivre ? » L’authenticité n’est pas garantie, mais une poignée d’experts travaille sur la question, ce qui est relativement rassurant. L’école italienne parle d’apporter de l’eau avec une écumoire dans une passoire percée. Il en faut plus pour impressionner Calliclès.

 

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Curieux orangs-outans...qui n’en branlent pas une, à vrai dire.

 

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Petit piaf s’acharnant sur une croûte trop grosse. Ils s’y mettent à plusieurs. Terrible force de la meute...la croûte pourtant résiste. Mais voilà un con de pigeon — quel regard stupide ! — qui d’un coup de bec — un seul ! — l’éclate. C’est là que j’interviens, chassant les volatiles et balayant les miettes dans une rigole inaccessible. On devrait écorcher vif ceux qui laissent des miettes, comme le recommandait la loi et Han-fei-ste.

 

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Kergrenouille, St Louis, l’histoire résumée à la géographie (et réciproquement*)

 

*ajout du vendredi saint (NdE)

 

 

 

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