Kirikiki, dit le coq, car on était en Alsace. Et toi, encore là, à rien foutre ! Retourne faire la Faisselle, dit le crémier à sa femme. Mais le facteur arriva, avec un nouveau vélo. Il n'avait pas de courrier pour le crémier. Si tu n'as pas de courrier pour moi, Gustave, ce n'est pas la peine de rester, l'avertit le marchand de fromages. Le facteur reprit son vélo et poursuivit sa tournée, maudissant le méchant homme.

 

Kirikiki, hurla le coq, car c'était le deuxième jour. Et toi, encore là, à rien foutre ! Retourne faire la Faisselle, dit le crémier à sa femme. Mais le facteur arriva, avec son ancien vélo. Il n'avait pas de courrier pour le crémier. Bon à rien ! Tu n'as jamais de courrier pour moi, Gustave, maugréa le marchand de fromages. Le facteur reprit son vélo et chipa un tournedos au boucher, maudissant le méchant homme.

 

Kirikiki, déclara le coq, car c'était son rôle après tout. Et toi, encore là, à rien foutre ! Retourne faire la Faisselle, dit le crémier à sa femme. Mais le facteur arriva, avec le vélo d'un collègue. Il n'avait pas de courrier pour le crémier. Fais attention Gustave ! Arrête de tourner autour de ma femme !, menaça le marchand de fromages. Le facteur laissa le vélo et tua le crémier. Jamais plus le coq ne chanta. Certains racontent que le crémier l'avait châtré. D'autres ajoutent que le facteur tua le crémier avec le tournedos, mais ce n'est que pure hypothèse.

 

Cahier / Inédit / Accueil