Malade en Mer

 

 

Mais l’Odieux aux pensées très fourbes, Cronos

Dévoreur d’enfants, le meurtrier d’Ouranos

Car c’était lui qui régnait avant l’Olympien,

Avec sa faux, produit l’orgueil céphalonien.

Peiné, quelle lope !, seul au port de Lesbos,

Soliloque en vain, brûlant ma peau jusqu’à l’os.

Archaïque je suis, mon désir t’étonne

Démesure en harmonie, jette la donne.

Vouée aux gémeaux, nie-le, percée, aphone,

Six ifs du haut de leur rocher s’en tamponnent.

Je : deux maux en un, le premier avalise,

L’autre est amont, ouvre l’Atlas à ta guise.

Pas y frayer surtout, ni par quatre chemins,

Dédale sombre, fourbe, sournois dans les coins,

L’habit éreinte, la Muse cause mes tics,

Mie, nos torts sont pour appeaux longs, symétriques.

Pourquoi fuir à Lutèce, l’hyperboréen ?

Casse Tort, épaule Luxe, guide ma main,

Sans quoi, Aello brisera le navire,

Et les vers hideux étendront leur empire.

Par le chien, lions à nouveau le symbole !

Sinon, les cent torts, détruiront l’acropole,

Les yeux crevés, tu finiras à Colone,

Mon désir d’airain, je ne serai personne.

 

 

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