Midvetrarblót

 

 

 

Ce matin, au boulot, deux corbeaux se poursuivant, volant vers la gauche, et bruyant en plus, — ils ne respectent donc rien ! — qu’en penser ? Moins gras que ceux du Val d’Oise ou des vautours, mais quand même assez mastoc...Je leur crie « Ódinn ! », tout ça pour embêter Branwen, (et un peu Lug aussi).

 

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Ma bite dans ta bouche gourmande, tandis que tu te godes avec le goulot de la canette de bière...De chouettes souvenirs quand même !

 

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Au Pilori sont mes pensées devant le chti kawa du midi, deux chiens chahutent : un grand, un petit ; fantasia d’un instant, car le ki du, plus gros, l’emporte sur le chiot, qui à présent couine à qui mieux mieux ! Ne jamais défier le malin, surtout dans les terres du centre.


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Sur le milieu de la vie, je me trouvai dans une forêt sombre...Prise d’armes, à St Quentin, un 11 novembre, y’a un paquet d’années. Sous la pluie drue : « Présentez armes ! » ; quinze, vingt minutes pour nos morts, qu’est-ce que c’est que dans une vie (hein petit con !) ? Ils doivent être contents les bougres...même pas un siècle ; bande de civils !

 

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Mik dreymdi ! Un rêve est venu à moi, ou alors c’est la Bavaria ? Possible, l’avale mal :

(§99)

Je retournai
- Il semblait qu’elle m’aimât -
A mon dur désir
Car je croyais
Que j’aurais d’elle
Tout plaisir et liesse.


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« Merci » dit-elle sur le pas de la porte. Elles l’ont dit souvent, avant de disparaître, par les escaliers. Combien leurs en faudra-t-il pour qu’ils soient rassasiés ?


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Quelques cheveux blancs,
Là, au dessus de son front.
Des traits marqués mais,
Elle est toujours aussi belle...

Ma main va doucement sur sa joue.

Sa voix est cassée,
Pas le rhume, mais les épreuves.
Et mon cœur saigne,
Alors je l’enlace, vite !

Malgré le parfum de son cou qui réveille mon désir, c’est l’heure du départ : inutile de se dérober, Gioll s’impatiente. Niðr ok norðr liggr Helvegr ! (Le chemin de Hel va vers le bas et vers le nord).


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