Rompre le pain

(parabole)

 

Lors de banquets, suite à une noce ou, en hiver, à l’occasion d’enterrements, il est d’usage que le convive le plus aviné sacrifie un pain. Marri d’être désigné, il officie tout d’abord à l’aide d’une arquebuse à rouet, ce qui éclate passablement les croûtes superficielles. Puis, avec la collaboration d’un cimeterre, il tranche directement dans l’épiderme. Des flots de mie jaillissent alors de la monstrueuse saignée, qui emportent bientôt les convives, qui meurent asphyxiés.

 

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