Démonstration de l’immortalité

(Pour les Contemporains ; avec un seul logos)

 

 

Définition : La mort est privation de la vie.

 

Argument : La seule « mort » empirique est celle d’autrui.

 

Corollaire

 

Je ne pourrais jamais avoir l’expérience d’être mort, parce que pour faire un telle expérience, il faudrait que je sois vivant ; ce qui est contradictoire.

 

Conclusion

 

Je ne pourrais jamais avoir la preuve de ma mortalité. Chaque jour, j’ai la confirmation du contraire et de plus, si ma mortalité est un jour établie, elle le sera sans moi. C’est pourquoi il est beaucoup plus rationnel de tenir pour vrai la contradictoire.

 

Discussion

 

L’immortalité n’est pas ici démontrée (démonstration difficile avec un seul logos et des présupposés modernes) car, ce n’est pas parce que je ne peux pas faire l’expérience de ma propre mort que ma propre mort n’existera pas. Certes. De plus je vois bien que d’autres meurent cliniquement. Il y aurait alors une nécessité biologique de la mort du fait de ma condition, en tant que je suis un être vivant.

 

Mais qu’est-ce qu’une nécessité a priori ? La position de ma mortalité n’est-elle pas nettement plus métaphysique que celle de mon immortalité ?

 

Imaginons un instant que l’on nous dise, prévenant :

 

 

Je peux donc résister ou non à l’exécution pour de multiples causes diverses ou plus simplement continuer à vivre habituellement (ce qui est pratiquer son immortalité au quotidien). Car si je me trompe (zut alors je suis vraiment mortel), je ne serais jamais réfuté. L’hypothèse de ma disparition totale ne me sera jamais confirmée. En conséquence de quoi, cher lecteur, inutile de poser une telle hypothèse ; elle n’est là que pour les nouveaux prêtres, ceux qui veulent vendre une « assurrance sur la vie ».

 

 

 

[Merci à Vladimir et à quelques autres]

 

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